Outils d'accessibilité

Skip to main content

Cadre de vie

Aujourd’hui encore les communes cherchent à créer un cadre de vie agréable pour leurs habitants.

L’omniprésence de l’eau dans les canaux et la végétation verdoyante associée contribue fortement à créer ce cadre de vie d’une région où il fait bon vivre.

Néanmoins, cette présence ancestrale des canaux en fait un acquit naturel pour les populations qui se rendent difficilement compte de la gestion que ces canaux nécessitent pour demeurer tels qu’ils sont.

Ils ne sont pas mis en valeur auprès des habitants, mais la volonté de faire connaître les canaux d’irrigation du territoire, leur richesse, leur histoire, leur usage se fait néanmoins ressentir.

La topographie donne souvent à l’ASA et à ses canaux gravitaires le rôle d’évacuation du pluvial involontairement assumé.

Les canaux des ASA de Saint-Andiol, Cabannes, Mollegès sont des exutoires des canaux de l’ASA de Plan d’Orgon-Orgon. Ceux-ci sont fortement impactés par les écoulements pluviaux.

Pour contrôler et gérer ces eaux pluviales, l’ASA de Plan-d’Orgon-Orgon dispose de trois vannes automatisées et gérées à distance dans le bassin de Port Vieux (une vanne bloquant toute entrée dans son canal, deux vannes de décharge des eaux en Durance).

L’ASA de Saint-andiol et l’ASA de Plan-d’Orgon-Orgon ont réalisé un canal commun aux limites des communes d’Orgon et Plan-d’Orgon servant à décharger les eaux de leurs canaux en Durance les jours de forte pluie.

Chaque association a la responsabilité de son canal et gère à distance sa vanne.

Les canaux gravitaires sont majoritairement en terre et forment un maillage hydrographique très dense en eau 250 à 300 jours par an.

Des études en 2013 de Legroux et Huard, ont estimé que ce serait près de 40% des canaux d’irrigation qui finirait dans les nappes souterraines.

Une analyse de la Direction Régionale de l’Environnement (DIREM) sur la nappe alluvionnaire permet de mettre en avant l’effet de l’irrigation gravitaire sur le niveau piezométrique des nappes, elle montre une augmentation de 40 à 60 % du niveau des eaux souterraines lors des périodes d’irrigation gravitaire (mars-septembre), puis une décroissance en période hivernale. 

Ces observations mettent en avant le fait que l’irrigation gravitaire contribue fortement à la recharge des nappes souterraines.